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Les villages environnants et leur histoire

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  7. PŒUILLY
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  10. TERTRY

BERNES

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L'église de BernesSa porte Mosaïque de Saint Martin par Gérard Ansart

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Informations tirées de la monographie rédigée Par Monsieur BRIEUX, instituteur en 1 898.

Etymologie :

Dans l'expression romaine, Bernit signifie fort, puissant.

Superficie et population :

La superficie est de 761 hectares et la population est de 598 habitants.

Administration :


Population : BERNES compte 189 électeurs

2 boulangers

2 charrons

6 épiciers

3 menuisiers

1 boucher

3 maréchaux

1 bureau de tabac

9 débits de boisson

1 charcutier


70 écoliers ( garçons et filles) fréquentent l'école.


Administration : BERNES est administré par un maire assisté par un adjoint. Le nombre de conseillers municipaux est de douze.


Géographie administrative :

Améliorations désirables : La commune a demandé a plusieurs reprises une amélioration dans les services postaux notamment la création à BERNES d'une recette auxiliaire des postes.

Agriculture :

Les principales cultures sont le froment 225 ha, le seigle 20 ha, l'orge 10 ha, l'avoine 70 ha, la pomme de terre pour l'alimentation 20 ha, les prairies artificielles 125 ha, la betterave à sucre 170 ha.

Industrie :

Quelques ouvriers sont encore occupés à tisser la toile et le rideau. Il y a à BERNES une fabrique de sucre de moyenne importance.


Aperçu historique :


Selon certains auteurs, BERNES serait d'origine celtique, mais il paraît plus vraisemblable de placer la fondation de ce village à l'époque où les romains avaient un immense camp à VERMAND.

Les auteurs parlent peu de BERNES au moyen-âge ? Il existait néanmoins un château féodal dont on montre encore l'emplacement.

Année

habitants

1836

684

1851

703

1872

709

1881

680

1906

665

1911

590

1921

336

1926

356

1931

354

1936

375


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HANCOURT



Informations recueillies dans la monographie d'instituteur rédigée par Monsieur FRETE Alban, instituteur en 1899.



Superficie et population

Sa superficie était de 406 hectares et sa population de 233 habitants.



Régime des eaux souterraines et superficielles

Il existe une nappe souterraine qui alimente sept puits à une profondeur de 33 mètres. Le village a deux mares communes. Les vieux se rappellent qu'un ruisseau coulait de Hancourt à Cauvigny où il se jetait dans l'Omignon, mais dont il ne reste aucune trace aujourd'hui.



Géographie administrative

La commune compte 66 électeurs, 79 enfants et adulte de 0 à 20 ans, 60 hommes, 83 femmes, 33 écoliers, aucun étranger si ce n'est une dizaine de Belges durant l'arrachage des betteraves.



Administration

Dix membres composent le conseil municipal qui élit le Maire et l'adjoint.

Améliorations désirables : Le perfectionnement du service des lettres et dépêches est réclamé : il résultera du passage plus tôt et plus tard du facteur.



Agriculture

Plus de la moitié des terres est cultivée en betteraves, le tiers en céréales ; le sixième restant produit la pomme de terre, les plantes ou racines fourragères, les légumes.

Le rendement est très bon pour tout.

Méthodes d'exploitation : Les méthodes et l'outillage sont en progrès. Pas une exploitation ne demeure routinière. Tous les fumiers sont bien soignés et l'on perd peu de purin. Il faudrait dresser la carte chimique du territoire, pour mieux raisonner l'emploi des engrais.



Industrie

Autrefois, il y avait beaucoup de métiers à tisser. IL n'en reste que deux en activité.

Un moulin existait jadis.



Historique

On croit d'après les récits d'un vieillard qu'Hancourt a eu aussi son seigneur, Monseigneur de Caveau, dont le château, la ferme ont été incendiés. Il possédait sur le territoire 600 journaux de terre ( 216 hectares).

En faisant les fondations pour l'école actuelle, on a trouvé des pierres qui prouvaient qu'autrefois Hancourt avait eu une chapelle dans la rue qu'on appelle encore la chapelette.

Depuis 1798, Hancourt a son école.



Temps actuels

En 1815, une armée de cosaques séjourne à Hancourt. Un soldat commet une peccadille. Ses chefs le condamnent à un supplice affreux. Ils le font mettre nu sur le bord de la mare, le font baisser, puis jusqu'à ce que son corps forme lambeaux, on le frappe de verges.

Financièrement le village est fort éprouvé en 1870-1871.

Sur trois jeunes gens qui ont combattu, un périt.

On remarque deux tilleuls plusieurs fois séculaires, creux, de 6 mètres de tour et qui formaient l'entrée de l'ancien château.

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HERVILLY


Informations recueillies dans la monographie rédigée par Monsieur DAZIN ; instituteur en 1899.

Étymologie

Hervilly signifie probablement lieu du seigneur ou lieu du haras.



Superficie et population totale

La superficie compte 610 hectares et la population s'élève à 356 habitants (recensement de 1896).



Population

Hervilly compte 96 électeurs, 260 adultes de 16 ans et au-dessus dont 118 hommes et 142 femmes, 45 écoliers des deux sexes ; Il y a 102 maisons et 113 ménages.



Administration

Le conseil municipal se compose de 10 membres élisant le Maire et un adjoint.



Agriculture

Les 2/5 des terres sont cultivées en blé, le ¼ en betteraves à sucre, le 1/9 en prairies artificielles, le 1/8 en avoine, et le reste en pommes de terre, légumes et plantes fourragères diverses.



Élevage

L'élevage du bétail est très peu pratiqué à l'exception de celui du moutons (600). On achète les autres animaux : chevaux (80), bœufs et vaches (125), porcs (25), chèvres (20).

La laiterie et les volailles donnent d'abondants produits.

Industrie

La population se livre à l'industrie du tissage de la laine et du coton ( une quarantaine de métiers).

Un ancien moulin à vent faisant du blé la farine a été transformé en moteur pour scierie mécanique.

Une fabrique de sucre à outillage perfectionné produit annuellement 3 500 000 kg de sucre.



Aspect historique

Antiquité gallo-romaine. Il paraîtrait que lors de l'occupation des Gaules par les Romains, ceux-ci auraient établi un haras à Hervilly, à cause de la proximité de ce lieu avec leur camp de Vermand.

Moyen-âge. Le plus ancien titre relatif à Hervilly remonte à 1214. Avant le XIII° siècle, il existait un manoir habité par l'illustre famille d'Hervilly dont l'un des membres, BAUDOIN d'Hervilly fut recteur de l'université de Paris vers 1237.

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HESBECOURT

Informations recueillies dans la monographie rédigée en 1899 par Monsieur LECUL, instituteur.

Superficie et population

La superficie est de 362 hectares et sa population compte 227 habitants.

Géographie administrative

La commune compte 68 électeurs, 163 adultes de 15 ans et au-dessus (85 hommes ; 78 femmes), 69 ménages, 36 écoliers (garçons et filles)

Administration

Dix membres composent le conseil municipal.

Hesbécourt a une église, mais fait partie de la paroisse d'Hervilly ; elle possède une école mixte, une bibliothèque scolaire.

Agriculture

Le rendement des céréales est généralement bon. Celui de la betterave à sucre dont la culture est mieux pratiquée est aussi en progrès.

État de la propriété

Elle est peu divisée : les cultivateurs sont à la fois propriétaires et fermiers. On compte trois exploitations de 60 à 90 hectares et cinq de 15 à 30 hectares.

Industrie

Le tissage constitue l'industrie principale de la commune. A l'aide du métier Jacquart, les ouvriers fabriquent chez eux les articles dits de Saint Quentin : flanelles, piqués, rideaux, etc. Il n'existe pas de grands ateliers.

Historique

D'après la tradition, il existe sur le terroir, au lieu dit « la boîte à cailloux », une exclavation qui aurait servi de lieu de réunion aux protestants de Templeux, Hesbécourt, Jeancourt et Hargicourt après la révocation de l'Édit de Nantes.

Temps actuels

En 1837, une école mixte a été créée et les enfants ont cessé de fréquenter celle d'Hervilly. En 1878, l'ancienne école, reconnue insuffisante, a été remplacée par une nouvelle construction, en même temps une église, dont la commune était dépourvue jusque-là, était construite par souscription.

Malheureusement la population diminue sans cesse. De 285 habitants en 1848, elle est descendue à 227.


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PŒUILLY

Informations recueillies dans la monographie rédigée par Monsieur DUBOIS ; instituteur en 1898.

Étymologie

Les anciennes formes du nom viennent du nom roman peu : colline, sommet.



Géographie administrative

Le chef lieu de la commune comprend 70 maisons dont 14 fermes. Aix, hameau de Pœuilly, est situé a 2500 mètres au nord et n'a plus qu'une ferme avec 13 habitants.

Cauvigny est situé sur trois territoires. La partie sur Pœuilly possède une ferme et un moulin hydraulique non en activité depuis un an et non habités.

Population : En 1898, Pœuilly compte 85 électeurs. Il y a 1 boulanger, 4 épiciers, 1 maréchal, 1 charron, 1 peintre.

Améliorations désirables Le service postal est défectueux. La distribution normale est faite l'après-midi.



Agriculture

Les principales cultures sont le blé, la betterave à sucre, l'avoine, l'hivernache, le lentillon, les fourrages artificiels, la betterave fourragère, les pommes de terre , le seigle, l'orge, les choux fourragers;

Élevage : On y fait l'élevage des bêtes à cornes : race Picarde ; de moutons : race Mérinos ; du porc ; de la poule ; des oies ; des canards ; des dindons ; des lapins domestiques ; des pigeons.

Apiculture : Il reste encore 30 ruches.



Industrie

Mines : Il existe sur le terrain 2 carrières à marne.



Aspects historiques

Moyen-âge :Lors de la bataille de Tertry, Thierry III et son maire du Palais, Berthaire, qui se trouvaient à Cauvigny battirent en retraite sur Pœuilly. Des squelettes trouvés récemment sur le bord de la chaussée font dire aux habitants qu'ils proviennent de cette bataille.

A l'époque féodale, des seigneurs du nom de PŒUILLY y résidaient. En 1213, Othon de Pœuilly donne 5 muids de froment à l'abbaye de Saint Prix dont les pauvres possédaient 12 journaux de terre à Pœuilly.

Du XVI° à la Révolution : Au XVI siècle, le seigneurie de Pœuilly appartenait à M. PIEFFORT. Le château en était situé à l'endroit appelé « le Brusle » depuis qu'il a brûlé.

Les propriétés en provenant sont restés à cette famille et au nom de DEPIEFFORT jusqu'en1862 pour passer ensuite à la famille de CROIX.

Faits remarquables : Le 18 janvier 1871, un combat eut lieu à Pœuilly. Le général prussien MEMERTRY y fut mortellement blessé .

Le capitaine français PINCHERELLE sommé de se rendre étend à ses pieds un lieutenant prussien et plusieurs soldats et tombe lui-même percé d'une balle au front. Le sergent MORAND, 4 chasseurs et un mobilisé meurent aussi pour la patrie. Trois d'entre eux se trouvaient dans la cour de la brasserie JAMART où en un véritable carnage 30 allemands tombent dans une mare de sang.

L'incendie en huit endroits ; deux heures de pillage ; Voilà la récompense de l'héroïsme de nos soldats.



Population

L'école est bien fréquentée : 18 élèves ont obtenu le certificat d'études depuis 10 ans. 15 élèves ont été reçus aux concours agricoles.

Tous les habitants sont assurés contre l'incendie et presque toutes les récoltes contre la la grêle.

Les cultivateurs commencent à assurer leurs ouvriers contre les accidents.

Pœuilly comptait en 1806... 385 habitants

en 1844... 390 habitants

aujourd'hui, sa population est de 234 habitants.

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VRAIGNES


Renseignements recueillis dans la monographie rédigée par Monsieur MINOTTE, instituteur en 1898.


Etymologie :
VRAIGNES signifierait « étables où on élevait des cochons ».

Superficie et population totale :
Sa superficie est de 422 hectares et sa population compte 253 habitants.

Géographie administrative :
10 membres composent le Conseil Municipal, chargés d’élire le Maire et l’Adjoint.

Renseignements divers :
L’école mixte compte 40 élèves et la bibliothèque municipale 362 volumes.

Agriculture :
140 hectares sont cultivés en blé, 140 en betteraves, 60 en avoine, 5 en orge, 8 en seigle, le reste en fourrage divers et plantes variées.

Elevage :
On élève quelques chevaux , 40 vaches et 25 porcs.
La commune renferme environ 15 ruches.

Industrie :
Une carrière de craie est exploitée à l’est de la commune .
Une brasserie assez importante fournit 4000 hectolitres par an.

Historique :
Temps actuels : Hector CRINON , poète, sculpteur et laboureur , né en 1807, est mort en 1870.

Mouvements de population :
VRAIGNES a bénéficié de la construction des routes pour l‘écoulement des produits agricoles.
Les habitations saines et confortables ont remplacé les chaumières.
La population diminue chaque année. Les habitants émigrent vers les centres populeux et industriels.

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TERTRY

LA BATAILLE DE TERTRY (687)
Clovis, né vers 466, succède à son père en 481. En quelques années, il va réussir à rassembler les territoires Francs en un seul royaume.
Au milieu du 6ème siècle, le Royaume Franc comprend 3 parties : la Neustrie - ou Francia -, la Burgondie et la France Rhénane ou Austrasie.
 Les rois Francs ou mérovingiens, qui ont succédé à Clovis, ont dû livrer, de génération en génération, de nombreuses et terribles guerres de succession. Les rivalités familiales ont souvent été assorties d’éliminations physiques dont la brutalité était sanguinaire. Ainsi les partages successoraux mérovingiens se sont réalisés de manière tout à fait anarchique, le Royaume Franc se divisant sans cesse et se querellant toujours plus.
 L’Austrasie et la Neustrie sont toujours en guerre. PEPIN D’HERISTAL, Maire du Palais d’Austrasie, entreprend de combattre THIERRY III, roi de Neustrie.
 
La bataille décisive aura lieu à TERTRY en 687.
 
Pépin d’Héristal est vainqueur. De ce fait, il devient Maire du Palais de Neustrie, regroupant ainsi sous son pouvoir la Neustrie et l’Austrasie, puis la Burgondie.
A compter de cette date, le pouvoir est concentré entre les mains des Maires du Palais. Les derniers rois mérovingiens faisant seulement de la figuration.
 Pépin d’Héristal aura une descendance célèbre.
Son fils Charles MARTEL lui succède. Arrêtant les Arabes à Poitiers en 732, il est couvert d’une telle gloire que la légitimité des rois mérovingiens en est oubliée.
Le fils de Charles Martel, PEPIN-LE-BREF, petit-fils de Pépin d’Héristal, recueillera les fruits de cette popularité. D’abord Maire du Palais, il relèguera dans un monastère celui qui sera le dernier roi mérovingien. Pépin-le-Bref se fera proclamer roi en 751 par les Seigneurs Francs et par le Pape, donnant ainsi naissance à la dynastie des Carolingiens.
Par la suite, le Pape demande avec insistance l’aide militaire du roi Pépin-le-Bref contre les Lombards. Pépin-le-Bref accordera son aide et soutiendra le Pape. Rome s’en souviendra.

 

CHARLEMAGNE, fils de Pépin-le-Bref et arrière-petit-fils de Pépin d’Héristal, devenu seul héritier après la mort de son frère Carloman, recueille la reconnaissance du Pape qui le sacre Empereur en l’an 800.
 
Pépin d’Héristal, dont le nom est peu connu, et la bataille de TERTRY qui reste quelque peu dans l’ombre de l’histoire, ont cependant joué un rôle important dans l’Histoire de la France.
La bataille de Tertry a constitué, comme nous avons pu le voir, une étape « charnière » entre la dynastie des Mérovingiens et la dynastie des Carolingiens.
Et Pépin d’Héristal a donné à la France une postérité qui a grandement marqué son Histoire.
 
Pierre LEROY – Président de L’ARHL.

L’ARHL a publié un livret intitulé « LA BATAILLE DE TESTRY ».

Ce livret (désormais épuisé) présente le Son et Lumière du 5 septembre 1987 (Texte et Illustrations) ainsi que la participation aux fêtes du Millénaire à Saint-Quentin fin septembre 1987. Les textes seront repris sur ce site ultérieurement.

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