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PŒUILLY au fil des siècles
  1. Origine de Pœuilly
  2. PŒUILLY au XIIème siècle
  3. PŒUILLY champ de bataille : le 18 janvier 1871
  4. PŒUILLY 1898
  5. LES MAIRES A PŒUILLY DEPUIS 1843

PŒUILLY au fil des siècles



Les origines de Pœuilly, Cauvigny, Aix

Cauvigny et Aix étaient deux hameaux de Pœuilly, les lieux sont encore bien identifiés mais ne comportent plus aucune habitation .

Comme la plupart des villages de cette contrée, établis sur des terrains défrichés de la forêt d'Arrouaise, Pœuilly ne daterait guère que de l'époque française. La nouvelle et inintelligente orthographe de ce nom de lieu ne doit pas le faire confondre avec Poeli, Poilly en Laonnois, Poliacum; car il est appelé Peully dans une charte de 1155, Peuelli en 1214, Peully sur une ancienne carte, et Peuliacum,  d'après les titres en texte latin. On serait fondé à en rechercher l'étymologie soit dans le radical peu signifiant colline en langue romane ; soit plutôt dans le mot, basse latinité, peula, peule, pâturage. Une vaste pâture où un premier possesseur élevait des bestiaux aura donné naissance à cette localité, comme semblerait l'insinuer d'ailleurs la chapelle primitive, dédiée à Saint Eloi et devenue l'objet d'un pélerinage célèbre perpétué jusqu'à nos jours. Néanmoins l'origine en serait plus reculée, s'il était permis de l'attribuer, comme pour Hervilly, à un établissement que la cavalerie romaine aurait formé en cet endroit fort rapproché du camp de Vermand.

 

Cauvigny, anciennement Kaveni, Cauvegny, Calveny, Cavigny, Caviniacum 687 et 918, formait avec Trefcon une cure, dite de Saint-Martin-des-prés, au doyenné d’Athies. Ce lieu qu’on appelait depuis les Censes de Cauvigny remonte à une haute antiquité.

 

Aix est une autre dépendance de Pœuilly située dans un lieu élevé entre ce village et celui de Bernes. C’est à tort qu’on a modifié son antique dénomination (1140) Ais et Aiz, plus en rapport avec sa position et avec le radical étymologique Aizecourt-le-Haut et le-Bas. D’après la tradition locale, ce hameau aurait été plus considérable autrefois : elle serait assez justifiée par les cépées qui environnent encore le peu de maisons qui y restent. »

 

 

 

 

Eléments d’information extraits de l’ouvrage de l’Abbé de Cagny

qui traite, en 2 volumes, de l’histoire de l’arrondissement de Péronne.

(bibliothèque de Péronne).

Le tampon de la mairie figurant sur divers documents datant du 19ème siècle montre que la commune s’appelait alors « PŒUILLY ET AIX ». Par ailleurs, (signe de l’époque napoléonienne ?) un aigle apparaissait en effigie sur ce même tampon.

PŒUILLY au XIIème siècle

(sources relatives à l’histoire de Poeuilly au XIIème siècle :

Abbé de Cagny – Histoire de l’arrondissement de Péronne – 1868)

On sait que Poeuilly est appelé Peulli dans une charte de 1155 (voir : « les origines de Pœuilly). On sait également « (qu’)au nombre des chevaliers présents à la célèbre dédicace de l’église d’Arrouaise en 1106, est désigné Alard de Poeuilly ».

Pour la suite on trouve trace, au XIIIème siècle, de seigneurs de Pœuilly ayant fait des dons à des abbayes ou à des paroisses : ainsi d’Othon, seigneur de Poeuilly cité dans une charte de 1213 qui fit des dons aux moines de Saint-Prix dont l’abbaye avait été fondée en 944 à Saint-Quentin ; de même le « Testament de Gilles de Peuilli, en date du 8 avril 1277 » indique que celui-ci a légué des valeurs (argent, terres) « au Saint patron de l’église de Peuilli, …à chacun des prêtres de Verrignes (Vraignes),…aux frères prêcheurs de Saint-Quentin… » (et à ses descendants).

Ainsi donc Pœuilly existait bel et bien au XIIème siècle, et déjà bien avant sans doute.

Cela rend très probable que les fonts baptismaux présents dans l’église actuelle soient du XIIème siècle ainsi que leur forme semble en attester.

On sait en tout cas qu’avant 1800 (Abbé de Cagny – 1868) Pœuilly dépendait de la paroisse de Vraignes et en devint ensuite une annexe (succursale). « Le curé-prieur de Vraignes venait à Pœuilly célébrer l’office divin dans l’antique chapelle de Saint-Eloi. A une époque moderne (1830) on substitua (à cette chapelle) une église assez élégante et régulière ; et il semble que la tour du clocher fut composée en grande partie des grès de l’édifice ancien ».

Il se pourrait bien que les fonts baptismaux proviennent de cette antique chapelle dédiée à Saint-Eloi.

Abîmés, cassés en plusieurs endroits au moment de la première guerre mondiale, lors de la destruction de Pœuilly et de son église en mars 1917, ils ont été restaurés lors de la reconstruction. Les joints de ciment fortement visibles témoignent de ces réparations.

La structure de ces fonts baptismaux ressemble fort à celle des fonts baptismaux présents dans l’église de Vermand qui, eux, sont beaucoup plus travaillés, présentant des sculptures retraçant des passages de la Bible.

Monsieur Jacques COQUELLE, historien du bourg de Vermand (« La mémoire de Vermand » - en deux volumes – éditions Dalmanio, 1985) nous a transmis en 1984 des éléments de sa recherche en réponse à la demande de l’ARHL au sujet de l’origine et de la datation des fonts baptismaux de l’église de Pœuilly. Il nous a écrit ce qui suit :

« J’ai relevé, notamment, dans le MANUEL D’ARCHEOLOGIE FRANCAISE (architecture religieuse) t.II, respectivement aux pages 885, 897 et 899 quelques éléments que je vous prie de bien vouloir trouver ci-après :

Il n’y aurait donc pas impossibilité (on ne peut cependant pas l’affirmer) que les fonts de Pœuilly aient été réalisés par l’atelier de Villers-Carbonnel si proche. Peut-être une analyse scientifique de la pierre qui les constitue pourrait déterminer si elle vient bien de la carrière en question.

Enfin, ce ne serait pas impossible (et cela paraît être un élément supplémentaire renforçant la probabilité de leur confection à Villers-Carbonnel) qu’ils aient été réalisés en ce lieu, puisqu’ils présentent, ces fonts baptismaux de Pœuilly, une forme quelque peu analogue à ceux de Vermand à cinq supports, même si ces cinq supports ne sont pas détachés comme à Vermand où les quatre colonnettes d’angle ne font pas corps avec le fût central ».
Il n’y a donc pas de certitude absolue. « Ce sont, concluait Monsieur Jacques Coquelle, quelques pistes qui cependant demanderaient à être confirmées. »

Lors des Journées du patrimoine de 2004, un membre d'une société historique de l'Oise, travaillant à l'étude des fonts baptismaux du XIIème siècle dans la région, nous a confirmé le point de vue de Monsieur Coquelle et il a noté la phrase suivante sur le livre d'or mis à la disposition des visiteurs : 

« La commune et la paroisse peuvent se féliciter de conserver la belle cuve baptismale du XIIème siècle ».

cuve baptismale

Ainsi les fonts baptismaux de l’église de Pœuilly dateraient bien du XIIème siècle et proviendraient très probablement de la chapelle antique dédiée à Saint Eloi, avec une réutilisation « intermédiaire » dans l’église construite en 1830, avant d’être réparés après la 1ère guerre mondiale pour être déposés à nouveau dans l’église de la reconstruction, toujours dédiée à Saint Eloi.

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PŒUILLY champ de bataille : le 18 janvier 1871

PŒUILLY commença à être plus directement touché par la guerre à partir de la fin de décembre 1870. A partir de cette période la contrée fut sillonnée par les Prussiens qui commencèrent à réquisitionner chevaux et nourriture.

Les 15 et 16 janvier 1871, des passages considérables de troupes prussiennes furent signalés sur la Chaussée Brunehaut.
Le 17, 3 à 4 000 soldats français de l’armée du Nord étaient attendus à PŒUILLY dans la soirée. Vers 3 heures de l’après-midi, 2 soldats étaient arrivés pour préparer leur campement.
Il en était de même pour les villages de Bernes, Fléchin, Hancourt, Soyécourt, Caulaincourt et Trefcon.

LE RECIT DU COMBAT

Les Prussiens étaient à proximité et la bataille donna du côté de Caulaincourt et Vermand. Quelques bataillons français furent refoulés de Caulaincourt sur Pœuilly et ils reçurent l’ordre « de se défendre jusqu’à la dernière extrémité, pour protéger la retraite de la division du Bessol ».

Alors les soldats français « pénétrèrent dans tous les bâtiments et maisons situés aux avancées du village… en crénelèrent les murs, et découvrirent en plusieurs endroits la toiture des constructions pour tirer plus à l’aise sur l’ennemi.
Les Prussiens ne tardèrent pas à arriver.
Les soldats français, dans une position défensive favorable contraignirent l’ennemi à reculer ; mais, au moment où celui-ci lâchait pied, le détachement du général Von Mémertry, ralliant la colonne Von Den Groeben, accourait en toute hâte à son secours. Il fallut bien céder devant des masses aussi compactes : le heurt fut terrible ; enfin l’entrée du village était forcée, et les Prussiens s’y engouffrèrent comme un ouragan non sans subir encore, en ce moment, des pertes énormes : le général Von Mémertry tombait un des premiers, blessé grièvement… »
« Alors s’engagea dans les rues, les cours, les jardins et les habitations de PŒUILLY une lutte héroïque à l’arme blanche… ce combat à la baïonnette dura ¾ d’heure… repoussés de maison en maison, les Français se jetèrent dans le jardin de M. Vion, Maire du village (près de l’église actuelle) et dans la brasserie de M. Vincent Jamart (actuellement ferme de M. CAPELLE).
Le capitaine Pincherelle, acculé contre la porte du hangar de M. Vion, est sommé de se rendre par un lieutenant prussien : il étend à ses pieds, d’un coup de révolver, cet officier et l’un des soldats qui le serraient de près ; il tombe enfin à son tour frappé d’une balle au front, mais six cadavres ennemis sont là, gisant à ses pieds !… »
Dans la cour de la brasserie, les soldats français « cernés de toute part combattent avec la rage du désespoir… 3 Français sont couchés à terre, où on les retrouve, le lendemain, en relevant les morts : Quant aux 30 Prussiens qui périrent dans cette cour, ils avaient disparu » (emmenés dans la nuit suivante par les troupes prussiennes).
Pendant le combat, plusieurs fermes furent incendiées et des « bestiaux furent brûlés vifs et ensevelis sous les décombres ».
Vers 3 heures ½ , les Prussiens étaient donc maîtres de Tertry, Caulaincourt et Pœuilly ; leurs réserves occupaient en outre les villages de Vraignes, Hancourt et Fléchin. »

LE PILLAGE ET LA LONGUE NUIT

"La lutte était finie ; l’ennemi emmenait quelques prisonniers, et les débris de la petite troupe française battaient en retraite sur Soyécourt et Vermand. »
Après ce combat Bernes et Fléchin ne furent pas occupés. « En revanche l’ennemi s’établissait à Hancourt au nombre de 4 à 5 000 hommes ». Pœuilly était envahi par l’ennemi.

« L’ordre de pillage fut donné aux soldats ? Ceux-ci se ruèrent aussitôt dans toutes les habitations, brisèrent portes et fenêtres, faisant main basse sur le linge et les meubles, et brûlant ce qu’ils ne pouvaient emporter . Des maisons furent incendiées. « Grâce à l’excessive humidité amenée par le dégel, le fléau put heureusement être circonscrit, et le village fut ainsi sauvé d’une complète destruction.

Pendant le combat, la plupart des habitants avaient dû fuir leurs maisons. Le soir « l’entrée des maisons fut refusée même aux femmes, et ces malheureuses durent passer cette longue et froide nuit d’hiver à errer à travers les rues, à demi-vêtues et portant dans leurs bras leurs pauvres enfants effrayés, grelottant de froid et mourant de faim ».
Cette même nuit les Prussiens emportèrent « 20 chevaux, autant de vaches, 300 moutons et toutes les volailles ».
Le lendemain 19, les Prussiens quittèrent Pœuilly dès 7 heures du matin pour se mettre en marche sur St-Quentin. En partant ils allumèrent un grand incendie rue de Fléchin et la maison incendiée fut entièrement détruite.
Durant cette journée du 19, de nombreux passages de troupes sillonnèrent encore les rues de Pœuilly et la chaussée Brunehaut pour se porter en toute hâte vers le théâtre du combat en direction de St-Quentin.


SUR LE REGISTRE D’ÉTAT CIVIL

Le 19 janvier 1871, à PŒUILLY, 2 hommes sont « requis pour ramasser les morts sur le champ de bataille du 18 janvier ».On peut noter sur le registre d’Etat Civil que le capitaine Pincherelle a été retrouvé mort « derrière les bûchers » du Maire de l’époque Monsieur Vion et que les 6 autres soldats ont été retrouvés morts dans la rue de Vraignes. Un homme de troupe a également été retrouvé mort au lieu-dit « la Table-Dieu ».

monument 1871

ET CE FUT L’OCCUPATION

Au terme de cette bataille du 18 janvier, St-Quentin et sa région étaient aux mains des Prussiens.
Le 17 février 1871, Monsieur le comte Lehndorff, préfet prussien, adresse au maire d’Amiens une lettre exigeant des communes du département le paiement immédiat d’une indemnité de guerre.
Le 23 février 1871, le conseil municipal de PŒUILLY se réunit, avec les plus imposés, pour délibérer sur les moyens d’assurer le paiement immédiat de la contribution de guerre imposée aux communes du département par l’autorité prussienne, ceci en vue d’épargner aux communes le recouvrement de cette contribution par voie d’exécution militaire. « L’assemblé consent sous l’empire de la force à ce que Monsieur le Maire d’Amiens … contracte aux meilleures conditions possibles et avec solidarité entre toutes les communes un emprunt de la somme nécessaire pour acquitter la contribution de guerre actuellement imposée par l’autorité prussienne et dont le chiffre sera prochainement arrêté… » souhaitant que cet emprunt soit transformé en emprunt départemental dès que la guerre sera terminée.


La guerre de 1870-1871 a pris fin en mai 1871.


La France fut libérée peu à peu, au rythme du paiement de la dette de guerre, par la France à la Prusse.
L’armée prussienne quitta définitivement Péronne (et sans doute sa région) le 22 juillet 1871.

APRÈS-GUERRE :

En 1874, le 22 mars, le conseil municipal de PŒUILLY indique dans sa délibération « que tous les soldats morts à PŒUILLY pendant la dernière guerre ont été inhumés sur un même terrain appartenant à la commune ; que depuis le terrain a été entouré de haies vives et que deux pierres tumulaires y ont été placées et bénies.

Le conseil, après en avoir délibéré, prend l’engagement de conserver et d’entretenir les dites tombes, au nombre de 3, dont 2 allemandes, et est d’avis qu’elles soient maintenues à perpétuité sur ce terrain ».

Par la suite, la parcelle de terrain a été cédée au « Souvenir Français ».


Registres d’Etat Civil et des délibérations ; « L’invasion en Picardie » de G RAMON tome1

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PŒUILLY 1898

Informations recueillies dans la monographie rédigée par Monsieur DUBOIS ; instituteur en 1898.

Les reproductions des monographies communales de la commune de Pœuilly et des villages environnants est consultable sur le site des archives départementales

Étymologie

Les anciennes formes du nom viennent du nom roman peu : colline, sommet.

Géographie administrative

Le chef lieu de la commune comprend 70 maisons dont 14 fermes. Aix, hameau de Pœuilly, est situé a 2500 mètres au nord et n'a plus qu'une ferme avec 13 habitants.

Cauvigny est situé sur trois territoires. La partie sur Pœuilly possède une ferme et un moulin hydraulique non en activité depuis un an et non habités.

Population : En 1898, Pœuilly compte 85 électeurs. Il y a 1 boulanger, 4 épiciers, 1 maréchal, 1 charron, 1 peintre.

Améliorations désirables Le service postal est défectueux. La distribution normale est faite l'après-midi.

Agriculture

Les principales cultures sont le blé, la betterave à sucre, l'avoine, l'hivernache, le lentillon, les fourrages artificiels, la betterave fourragère, les pommes de terre , le seigle, l'orge, les choux fourragers;

Élevage : On y fait l'élevage des bêtes à cornes : race Picarde ; de moutons : race Mérinos ; du porc ; de la poule ; des oies ; des canards ; des dindons ; des lapins domestiques ; des pigeons.

Apiculture : Il reste encore 30 ruches.

Industrie

Mines : Il existe sur le terrain 2 carrières à marne.

Aspects historiques

Moyen-âge :Lors de la bataille de Tertry, Thierry III et son maire du Palais, Berthaire, qui se trouvaient à Cauvigny battirent en retraite sur Pœuilly. Des squelettes trouvés récemment sur le bord de la chaussée font dire aux habitants qu'ils proviennent de cette bataille.

A l'époque féodale, des seigneurs du nom de PŒUILLY y résidaient. En 1213, Othon de Pœuilly donne 5 muids de froment à l'abbaye de Saint Prix dont les pauvres possédaient 12 journaux de terre à Pœuilly.

Du XVI° à la Révolution : Au XVI siècle, le seigneurie de Pœuilly appartenait à M. PIEFFORT. Le château en était situé à l'endroit appelé « le Brusle » depuis qu'il a brûlé.

Les propriétés en provenant sont restés à cette famille et au nom de DEPIEFFORT jusqu'en1862 pour passer ensuite à la famille de CROIX.

Faits remarquables : Le 18 janvier 1871, un combat eut lieu à Pœuilly. Le général prussien MEMERTRY y fut mortellement blessé .

Le capitaine français PINCHERELLE sommé de se rendre étend à ses pieds un lieutenant prussien et plusieurs soldats et tombe lui-même percé d'une balle au front. Le sergent MORAND, 4 chasseurs et un mobilisé meurent aussi pour la patrie. Trois d'entre eux se trouvaient dans la cour de la brasserie JAMART où en un véritable carnage 30 allemands tombent dans une mare de sang.

L'incendie en huit endroits ; deux heures de pillage ; Voilà la récompense de l'héroïsme de nos soldats.

Population

L'école est bien fréquentée : 18 élèves ont obtenu le certificat d'études depuis 10 ans. 15 élèves ont été reçus aux concours agricoles.

Tous les habitants sont assurés contre l'incendie et presque toutes les récoltes contre la la grêle.

Les cultivateurs commencent à assurer leurs ouvriers contre les accidents.

Pœuilly comptait en 1806... 385 habitants

en 1844... 390 habitants

aujourd'hui, sa population est de 234 habitants.


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Les maires à Pœuilly depuis 1843

Autrefois et jusqu’en 1914, PŒUILLY comprenait deux hameaux où se tenaient quelques fermes et habitations.
Il y avait
Cauvigny au bord de l’Omignon avec un moulin et une râperie et il y avait Aix ( lieu que l’on évoque aujourd’hui en disant « Les marronniers » ) qui comportait au-moins une ferme et quelques habitations.L’appellation de la commune était donc autrefois :

« Pœuilly et Aix »

Jusqu’en 1876, le Maire et l’Adjoint sont nommés par le Préfet. 

Le 1er août 1843, a lieu l’installation du Maire et de l’Adjoint.

Sont nommés :
aux fonctions de Maire :
Monsieur. JAMART Henri,

aux fonctions d’Adjoint : Monsieur. FOURNET Alexandre.

Ils prêtent serment devant le Conseil Municipal : « Je jure fidélité au Roi des Français, obéissance à la Charte Constitutionnelle et aux lois du Royaume. »

Le 8 juillet 1855 Monsieur VION Olivier est nommé Maire de PŒUILLY. Il sera reconduit dans ses fonctions de Maire par le Préfet en 1860, en 1865, en 1870 et en 1874. Monsieur VION Olivier a donc été Maire durant 21 ans.
Le 28 août 1878, les conseillers municipaux, comme le Maire et l’Adjoint jurent obéissance, à la Constitution et fidélité à l’empereur. Chaque conseiller, à l’appel de son nom, a répondu debout en levant la main :  « Je le jure ».
La sépulture de Monsieur VION Olivier, Maire de 1855 à 1876, est située dans la Rue d’Aix à PŒUILLY, derrière l’église, au coin de l’ancien cimetière.

1876 : 1ère élection du Maire

Monsieur LENAIN Minimus obtient 8 voix lors de l’élection du Maire du 8 octobre 1876. Il est proclamé Maire.(Il était précédemment Adjoint au Maire : il avait été élu en 1874). Il restera Maire de PŒUILLY jusqu’en 1892.

1892 : Monsieur LALEUX Emile


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Une photo de M. LALEUX figure en médaillon au bas d’un vitrail de l’église.

Né en 1860, Monsieur LALEUX Emile a été élu Maire en 1892.
Le registre des délibérations nous apprend que Monsieur LALEUX était souvent en déplacement à Amiens, où il devait occuper des fonctions à la Chambre d’agriculture. C’est donc Monsieur CAUET Paul, 1
er Adjoint, qui le remplaçait en son absence.
Monsieur LALEUX était Maire de PŒUILLY durant la 1ère guerre mondiale, période durant laquelle, en 1917, PŒUILLY comme bien d’autres villages de la région a été détruit.
Monsieur LALEUX était encore Maire au début de la période de reconstruction, notamment au moment de l’adjudication concernant les travaux relatifs à la reconstruction de l’église, en 1924.

Il est décédé en cours de mandat, à Amiens, le 24 décembre 1924. Il est enterré à PŒUILLY.

Monsieur LALEUX Emile aura été Maire de la commune de PŒUILLY durant 32 ans.

1925 : Monsieur BOURLEZ Edouard

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Après avoir été le plus jeune Maire de France au début de l’année 1925,M. Edouard BOURLEZ continue à présider aux destinées de sa petite commune. Cette longue carrière mayorale, le Ministre de l’Intérieur vient de la couronner brillamment puisqu’un décret du 31 août paru au « Journal Officiel » du 1er septembre confère la Croix de Chevalier dans l’Ordre de la Légion d’Honneur au premier magistrat de PŒUILLY.

(Le Courrier Picard du 4 septembre 1958)

Suite au décès de Monsieur Suite au LALEUX Emile, des élections municipales ont eu lieu le 25 janvier 1925.
Monsieur Edouard BOURLEZ est élu Conseiller Municipal le 25 janvier 1925, à l’âge de 25 ans. Il est élu Maire de PŒUILLY le 8 février 1925. Il est à cette période le plus jeune Maire de France.
Il est venu de Caulaincourt durant la période reconstruction pour s’installer comme agriculteur à PŒUILLY.
Elu Maire deux fois la même année :

Il a eu à gérer la reconstruction de l’église et des bâtiments communaux.

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La reconstruction de l’église.

La reconstruction du logement de fonction de l’école communale

Il fut notamment le Maire de PŒUILLY durant la seconde guerre mondiale. Durant cette période, il a fait acte de bravoure en cachant chez lui un soldat norvégien faisant partie de l’armée anglaise ( la RAF) alors que les soldats allemands étaient dans le village et m^me dans la cour de la ferme.
Réélu Maire à la suite de chaque élection municipale, il a été Maire de PŒUILLY jusqu’en 1971, soit durant 46 ans.
Il est resté Conseiller Municipal jusqu’en 1977.

Il est décédé le 16 janvier 1986, à l’âge de 86 ans.

1971 : Monsieur DRUIN Pierre

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Né à PŒUILLY le 13 septembre 1920 Monsieur Pierre DRUIN a suivi toute sa scolarité dans le village. Ouvrier agricole de sa sortie de l’école jusqu’à sa retraite, il a pris part à la défense des intérêts de sa catégorie professionnelle en s’engageant très jeune dans le militantisme syndical.
Son engagement syndical l’a conduit à succéder et à assumer à plusieurs reprises des postes d’Administrateur à la Mutualité Sociale Agricole et à la Chambre d’Agriculture.
Monsieur Pierre DRUIN a été élu Conseiller Municipal pour la première fois en 1947. Il a été présent au Conseil Municipal jusqu’en 1995.
Monsieur Pierre DRUIN a été élu Maire de PŒUILLY en 1971. Il a été réélu à cette fonction après chaque élection municipale jusqu’en 1995.
Il a donc effectué 4 mandats en tant que Conseiller Municipal et 4 mandats en tant que Maire.

Il a été Maire de PŒUILLY durant 24 ans.

Candidat plusieurs fois aux élections cantonales, il a été élu Conseiller Général en 1979, et réélu en 1985.
Il a été Conseiller Général du Canton de ROISEL durant 13 ans.

Chevalier dans l’Ordre du Mérite depuis 1984, Monsieur Pierre DRUIN était également Officier du Mérite Agricole, titulaire de la médaille de vermeil régionale, départementale et communale en récompense de nombreux services rendus durant un demi-siècle.


Monsieur Pierre DRUIN est décédé le 6 mai 1997.

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